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PECHER

Petite mineuse du pêcher

 

Présentation

La petite mineuse est un lépidoptère s’attaquant aux pousses et aux fruits. Elle compte parmi les ravageurs les plus nuisibles au pêcher en France.

Symptômes et dégâts

Ce sont les chenilles qui provoquent les dégâts. Elles creusent des galeries dans les jeunes pousses de pêcher qui se recourbent en crosse et se dessèchent en laissant exsuder des gouttelettes de gomme. Une chenille peut de cette manière parasiter successivement quatre à cinq rameaux. Ces dégâts peuvent être confondus avec ceux de la tordeuse orientale. Si la galerie est occupée, l’identification de l’espèce est aisée : 15-16 mm, brun chocolat uniforme, à tête noire ; une fine ligne rose clair à la limite de chaque segment donne à la chenille un aspect annelé. Les dégâts de la petite mineuse sont en général plus précoces que ceux de la tordeuse orientale.
Ultérieurement, les chenilles peuvent également pénétrer dans les fruits vers la cavité pédonculaire. Cette attaque est extérieurement peu visible. La pénétration peut aussi intervenir sur les faces latérales. Il s’agit alors de chenilles ayant abandonné les pousses dans lesquelles elles ont effectué une partie de leur développement.
Les fruits attaqués, qui peuvent présenter une maturation anticipée et chuter à terre, sont souvent marqués par une exsudation de gomme, aux orifices de pénétration et de sortie des chenilles. Ces orifices facilitent l’installation de la moniliose, qui provoque la pourriture des fruits.
Les chenilles s’attaquent aussi aux jeunes arbres en pépinière.

Eléments de biologie

L’insecte hiverne à l’état de jeune chenille dans un cocon tissé dans l’angle formé par deux rameaux. Au printemps, dès l’apparition des jeunes feuilles, la chenille sort et parasite les jeunes pousses. Puis elle se nymphose sous le pli d’une feuille et devient adulte une dizaine de jours plus tard.
L’adulte est un petit papillon de quatorze à seize mm d’envergure aux ailes antérieures étroites de couleur gris foncé, et aux ailes postérieures finement frangées. Au repos, les ailes sont rabattues en "toit" qui donne au papillon une forme élargie différente de la tordeuse orientale.Son activité est crépusculaire. Dès le mois de juin, commence la ponte (œufs isolés déposés à la base des feuilles, sur les bourgeons ou les pédoncules des fruits). Les œufs éclosent dix à quinze jours après la ponte (de juillet à fin septembre). Dès leur éclosion les jeunes chenilles pénètrent dans les pousses ou les fruits. La petite mineuse présente ainsi deux à trois générations par an selon la région.

Stratégie de protection

En verger, la lutte chimique est possible ; elle peut être raisonnée en combinaison avec le piégeage sexuel.
Celui-ci consiste en un repérage des périodes de vol, par attraction des mâles avec des pièges de phéromones. On peut en déduire les périodes de ponte et d’éclosion des larves.
Au printemps, lorsque les larves hivernantes reprennent leur activité, il faut contrôler les bouquets floraux.
La lutte est menée directement contre les larves. On intervient sept à huit jours après l’intensification du vol pour la première génération, quatre à cinq jours après pour les générations suivantes.
Les traitements effectués contre les pucerons ou les autres insectes suffisent souvent à maîtriser ce ravageur. Toutefois, une surveillance du verger reste indispensable.


Références bibliographiques

CHAMBON (J.-P.) 1986 - Les tordeuses nuisibles en arboriculture fruitière - Ed. INRA
VIDAUD (J.) 1987 - Le Pêcher, références et techniques - Ctifl

Mots-clés

Anarsia lineatella, BRUGNON, INSECTE RAVAGEUR, LUTTE PREVENTIVE, NECTARINE, PAVIE, PECHE, PIEGEAGE 

Fiche mise à jour par Jean Lichou en avril 2003 (© Ctifl)